Un patient de 34 ans est adressé par un confrère pour une usure dentaire importante généralisée. Il serre les dents la nuit et mordille un crayon le jour. Il ronge ses ongles de manière importante.

Il n’a pas bénéficié d’une traitement ODF, et présente un léger craquement à droite mais il remet sa mâchoire tout seul de temps en temps pour se soulager. Ce patient souffre de l’estomac et attribue ces douleurs à ses difficultés de mastication (il avale sans mastiquer). Les gouttières sont renouvelées tous les 3 mois. Le patient les perfore au bout de quelques semaines. ll porte depuis 3 mois une gouttière dure qui lui bloque les arcades maxillaires et mandibulaires en bouche fermée (il respire la nuit par le nez). Cette gouttière n’est pas très confortable, le fait ronfler mais il la supporte quand même. Il a réussi néanmoins à trouver un petit degré de liberté pour l’user dans son intrados (il décale sa mâchoire et l’use quand même).
Marcel Legall préconise des plans de morsure rétro-incisif pour limiter le bruxisme en le positionnant dans une position instable durant la nuit.

Quelle est la conduite à tenir pour limiter l’usure dentaire?

Quelle est le rôle de la gouttière dans l’usure de ses dents?

Elle les protège mais en même temps n’entretient-elle pas un bruxime réflexe ?

Que penser des prises en charge hospitalières style laboratoire du sommeil qui enregistre l’activité parafonctionnelle nocture ?

Merci de vos réponses.