Seul l’articulateur Reverse® mis au point par Landeau et Lauret prétend simuler les contacts occlusaux de mastication. Cet articulateur original ne semble pas avoir percé sur le marché. Quelqu’un utilise-t-il au quotidien cet articulateur pour les travaux de laboratoire? Pourrait-on en connaître les capacités ou difficultés d’utilisation? Existe-t-il d’autres articulateurs capables de simuler les contacts occlusaux de mastication? Faut-il considérer que l’absence de simulation des contacts de mastication sur les prothèses réalisées sur les articulateurs classiques n’a aucune conséquence sur la santé de l’appareil manducateur? Faut-il au contraire considérer que l’absence de simulation des contacts occlusaux de mastication sur l’ensemble des travaux prothétiques est de nature à créer d’innombrables pathologies qui échappent au dépistage puisque les désordres de la mastication ne sont pas analysées dans le cadre des DAM?






4 commentaires
Q-SPEEDO a dit:
jan 31, 2012
1 article en 2 parties signé par les concepteurs du Reverse Articulator, articulateur qui serait capable d’enregistrer, simuler et reproduire les contacts occlusaux de mastication.
http://www.information-dentaire.fr/pdf/Svol2n4p299.pdf
http://www.information-dentaire.fr/pdf/Svol3n1p31.pdf?PHPSESSID=zmioxcyv
Hans block a dit:
jan 31, 2012
Merci de ces références bibliographiques que tu ouvres à tout les lecteurs. C’est excellent et chacun peut ainsi connaître les principes de cet articulateur. Mais les questions de mon post restent posées.
Q-SPEEDO a dit:
fév 1, 2012
La question de la mastication fait débat dans l’occlusodontologie et les revues de littérature que j’ai pu lire à ce sujet sont contradictoires. L’étude de la typologie des cycles masticatoires montre que ceux ci sont très variables selon l’âge, la classe squelettique des individus, selon la nature du bol alimentaire… (En lien : une synthèse par Gregor Slavicek http://www.springerlink.com/content/k7673664p1563w7t/fulltext.pdf Revue sérieuse mais qui contredit d’autres auteurs tout aussi sérieux…)
En dentisterie, deux chapelles semblent s’opposer :
1- ceux qui pensent que la fonction canine est utile à l’odontologiste pour délimiter une envellope fonctionnelle à l’intérieur de laquelle les mouvements de mastication vont pouvoir s’inscrire.
2- ceux qui pensent que la désocclusion canine n’est pas une réalité biologique et encore moins fonctionnelle et que l’étude des contacts occlusaux de mastication est indispensable. De nombreux anthropologues se sont ralliés à cette cause en exagérant le fait que la canine n’était rien d’autre qu’un attribut sexuel en référence à ce qu’on peut observer chez les grands singes anthropomorphes. En tant qu’odontologiste je suis assez sceptique car les singes et l’homme, aussi proches soient ils d’un point de vue biologiques ont des comportements très différents. L’alimentation est différente et les fonctions orales également.
Je pense donc que la fonction canine (et par extension le guide antérieur) est une chance qui permet aux odontologistes d’intégrer les prothèses sans trop de difficultés. Sans une protection mutuelle, la prothèse serait un véritable cauchemar! Je constate en ce moment qu’il est plus délicat d’intégrer un bridge de 3 éléments chez un patient présentant une béance antérieure et une fonction de groupe uniquement postérieure :le bridge provisoire se descelle très souvent, malgré la hauteur des dents piliers et les contacts bien répartis en OIM. Les choses me semblent assez complexes lorsque je lis le principe de fonctionnement du Reverse Articulator… mais peut être est-ce une solution dans les cas difficiles.
Hans block a dit:
fév 1, 2012
Il est certain que les guidages centrifuges sont plus faciles à simuler sur un articulateur (ou en bouche). Il est tout aussi certain que l’articulateur semi-adaptable simulant les guidages centrifuges constitue une approximation convenable des mouvements mandibulaires dans la plupart des réalisations prothétiques, surtout si on sait que trop souvent c’est comme occluseur que l’articulateur est utilisé. Et puis on sait bien que le recrutement musculaire lors d’un guidage canin centrifuge est moindre que celui observé dans les mouvements centripètes guidés par les dents cuspidées. Choisir réaliser des prothèses avec des guidages canins exclusifs c’est choisir la prudence.
Mais on peut aussi utiliser l’articulateur semi-adaptable en le « programmant » par une table incisive modelée par les mouvements réalisés sur des prothèses transitoires équilibrées et validées en bouche. Dans ce cas la mastication peut être prise en compte.
J’ai le sentiment que les désordres articulaires provoqués par le défaut de guidage en mastication sur les dents cuspidées, bien réels, concernent avant tout les patients laxes ou présentant déjà une fragilité articulaire.
De toute façon c’est au niveau de la prothèse transitoire que le problème doit être vu; car un défaut de guidage en mastication sera parfaitement observable dès ce moment du plan de traitement. Et si le prothésiste n’est pas capable de copier une morphologie qui donne satisfaction…c’est à désepérer de ce partenaire. Merci pour ta biblio.