Willy Krogh Poulsen proposa dans les années 50 un test pour faciliter le diagnostic des DAM. Ce test d’une grande simplicité devrait être d’utilisation quotidienne en pratique dentaire.

L’objectif du test est de faire la part des éléments musculaires et articulaires pour les patients qui décrivent des désordres musculo-articulaires des ATMs.

Le test consiste à placer un obstacle dur (bâtonnet de bois ou de plastique dur) entre le couple molaire le plus distal sur un coté des arcades et à demander au patient de serrer sur cet obstacle. (Fig1).

Trois situations peuvent se présenter:

1-  Une douleur au serrage du coté de l’obstacle occlusal. Cette douleur met en évidence une souffrance musculaire du coté de l’obstacle car les muscles élévateurs sont soumis à une surcharge fonctionnelle par l’obstacle.

2-  Une douleur du coté opposé de l’obstacle occlusal. Cette douleur met en évidence une souffrance articulaire par compression intra-articulaire car la contraction des muscles élévateurs sur l’obstacle aboutit à élever le condyle mandibulaire du coté opposé. Dans le même temps cette contraction aboutit à distendre les structures articulaires du coté du contact occlusal. (Fig 2 et 3)

3- Une absence de douleur bilatérale laisse à penser, si la contraction musculaire est réelle et si l’obstacle occlusal est correctement placé, que les structures musculo-articulaires des ATMs ne sont pas en cause dans les douleurs décrites.

 

Ce test  clinique est facile à réaliser, et à calibrer entre les opérateurs. il est donc particulièrement important pour établir les diagnostic de DAM. Une étude de 2003 faite à l’hôpital de Toulouse (service de chirurgie maxillo-faciale) a montré que les résultats cliniques du test de Krogh Poulsen sont corrélés aux images tomodensitométriques des ATMs examinées.