Le stress et les parafonctions mandibulaires se rencontrent fréquemment  dans le cadre des DAMs pour lesquels le rôle de l’occlusion est aussi évoqué. A tel point qu’il est légitime de s’interroger sur l’implication causale de ces trois facteurs.

Le stress, qui est une réaction physiologique de l’organisme pour face à une menace, par la lutte ou la fuite, aboutit souvent au serrement prolongé des mâchoires. Autrement dit à maintenir les dents en OIM. Ce qui peut aboutir à une destruction de la morphologie occlusale. Le stress serait aussi en cause, pour certains patients, dans les mouvements mandibulaires parafonctionnels (mouvements excentrés, bruxisme…)

Les parafonctions impliquant la mandibule sont trop souvent réduites à la notion de bruxisme. Pendant des dizaines d’années on a considéré que ces parafonctions étaient les filles naturelles du stress. Comme on avait considéré auparavant que le bruxisme était le fils naturel du désordre occlusal. Ceci n’est pas une vérité scientifique. Des travaux en cours nous dirons comment réintégrer les parafonctions mandibulaires dans le cadre des désordres généraux (médiateurs chimiques, pathologies neuro-musculaires…).  Les parafonctions mandibulaires aboutissent à placer les dents dans des situations occlusales non fonctionnelles et à les user à l’excès.

Le stress et les parafonctions sont donc à l’origine de désordres occlusaux.  Mais rien, à l’heure actuelle, ne permet d’affirmer ou d’infirmer l’idée selon laquelle un désordre occlusal pourrait générer du stress ou des parafonctions mandibulaires.

Mais il est une autre réflexion: il existe des situations occlusales qui, en cas de stress ou de parafonctions, aboutissent à des DAMs. Et, si l’on cherche à établir un diagnostic de ces DAMs (désordres articulaires ou musculaires) on doit s’interroger sur le rôle l’occlusion. Sur un terrain stressé ou parafonctionnel  des situations occlusales deviennent responsables de luxations discales ou de spasmes musculaires ( cas clinique 038cas cliniques 045cas clinique 046 ) mandibulaires ou a distance.

Le chirurgien doit-il traiter le stress, la parafonction ou l’occlusion? Le bon sens et notre formation ne devraient-ils pas nous conduire à prendre en charge l’occlusion? Les médecins et autres thérapeutes prendront en charge, si possible, le stress et les parafonctions.

Si nous ne faisons pas notre métier de chirurgiens dentistes qui peut soulager le grand nombre de patients qui souffrent de DAMs impliquant l’occlusion?