Il y a des jours sans et des jours avec: les jours où on arrive pas à détendre les patients pour trouver l’ORC, et les jours où ils peuvent faire des mouvements mandibulaires inimaginables. Lors de l’examen initial de cette patiente je n’avais pas pu observer de contacts occlusaux antérieurs capables d’expliquer les destructions dentaires et articulaires. Je l’ai écrit dans le post initial.

Revue 2 mois plus tard la patiente a finalement produit ces contacts extraordinaires qui m’apparaissent explicites dans l’étiologie de l’atteinte articulaire puis qu’ils font apparaître les douleurs articulaires, objets de la consultation initiale. La patiente n’a bien entendu aucune conscience d’utiliser ces positions mandibulaires.

Le diagnostic de ce cas est donc pour moi: ostéoarthrite secondaire, et, n’en déplaise à tous ceux qui contestent le rôle occlusal dans l’apparition, l’entretien ou l’aggravation des DAMs, je conclus:

1 – que l’occlusion peut être la cause directe de destructions articulaires très importantes, même si bien entendu d’autres facteurs sont en jeu (parafonction, stress…)

2 – qu’une orthèse en ORC est le moyen thérapeutique privilégié car elle  limitera les mouvements mandibulaires parafonctionnels et interdira les contacts occlusaux pathogènes,

3 – qu’une analyse occlusale clinique normalisée est un exercice dont la grande difficulté explique en partie la sous-estimation du rôle de l’occlusion dans les DAMs