Nous avons tous reçu des patients qui se sont présentés en annonçant « j’ai un problème d’occlusion : la cuspide palatine de la dernière molaire gauche me donne mal de tête et provoque des douleurs dans tout le coté  jusqu’à la cheville ». Inutile de s’apesentir sur les difficultés qui s’annoncent pour le praticien qui accepterait de se lancer dans une intervention occlusale. Pour plusieurs raisons :

–        d’une part un patient qui vient avec un diagnostic tout fait affirmant ainsi la prévalence de ses symptômes sur votre future réflexion thérapeutique, est extrêmement difficile à prendre en charge,

–        d’autre part, ces patients ont en général été vus par de nombreux praticiens qui ont accepté d’intervenir sur l’occlusion en tant que telle (sans succès), et ont développé à leur contact une conception très personnelle de ce que devrait être leur occlusion ; devenus les spécialistes de leur occlusion ils savent mieux que quiconque ce dont ils ont besoin,

–        enfin, parce que pour un tel patient qui souffre depuis longtemps (souvent des années), même s’il existe un désordre occlusal, celui ci n’est plus prioritaire.

Faut-il se pencher sur l’occlusion de ce patient? Est-il raisonnable d’imaginer que nous puissions le soulager là ou de nombreux autres praticiens ont échoué ?Quelle attitude thérapeutique envisager ?

 Ces questions importantes qui nous assaillent en appellent une autre plus fondamentale : fallait-il un jour parler d’occlusion à ces personnes ?

Alors je profite de ce Blog pour vous poser ces questions :

1- Lors de l’anamnèse de nos nouveaux patients, faut-il évoquer la notion d’occlusion ou ne pas l’évoquer? Et si oui pourquoi ?

2- Quand on découvre chez un patient un désordre occlusal (je parle des contacts dento-dentaires et non des désordres musculo-squelettiques) faut-il lui parler d’occlusion ou ne rien dire?  Et si oui pourquoi ?