La revue Réalités Cliniques vient de consacrer son second numéro à « l’odontologie ultraconservatrice ». C’est un très belle idée éditoriale et de santé publique. Le premier numéro était consacré à la cariologie et les traitements restaurateurs atraumatiques. La dernière parution concerne encore le traitement de la maladie carieuse, mais aussi des érosions, et étend son champ de réflexion à la parodontologie. L’occlusodontologie n’est pas au tableau mais aurait du y figurer. Nous proposons ci dessous quelques réflexions pour une occlusodontologie à minima. Non pas tant parce que l’intervention à minima serait « basée sur l’évolution des preuves scientifiques » (comme le dit l’éditorial de la revue Réalités Cliniques), mais sur l’exigence historique du « primum non nocere », à moins qu’il faille citer Confucius ou Hillel et leur maxime « ne pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse à nous mêmes ».
Le temps est révolu (a-t-il jamais existé?) où des praticiens convaincus que la normalité occlusale pouvait se décrire ou se quantifier se lançaient dans des restaurations prothétiques globales pour « réhabiliter » l’occlusion de leurs patients. Bien sûr quelques acharnés ont réalisé ces mutilations parées de céramique. La cosmétique a bon dos mais peu de choses à voir avec la beauté fonctionnel du confort orofacial. Les excès de ces interventions occlusales ont durablement servi d’alibi à ceux qui ont voulu jeter le bébé avec l’eau du bain: pour mettre un terme aux mutilations occlusales il suffisait de supprimer l’occlusodontologie du corpus odontologique. Mission accomplie. Pour ceux qui pensent que l’occlusodontologie n’est pas un avatar douteux de la prise en charge de la douleur, pas plus qu’une voie détournée de la psychologie, mais un ensemble de connaissances et de techniques odontologiques capables de soulager un grand nombre de patients atteints de DAMs (15 à 20% de la population générale?), la diffusion de ces connaissances doit s’accompagner de la plus grandes exigence quant à l’aspect minimal des interventions. Nous proposons de souligner plusieurs attitudes conservatrices de l’occlusodontologie d’aujourd’hui.
1- Pas de meulage d’urgence. On connait toutes et tous la situation de ce patient qui vient et décrit sa souffrance temporo-mandibulaire: on va être son sauveur! Il a les dents qui ne touchent plus comme avant. Il sent un déséquilibre. Vous voyez les prématurités, surtout la grosse là dans le fond. Un coup de fraise va régler tout ça! Jamais, jamais, jamais. Deux énormes menaces vous guettent: soit, supprimer des prématurités qui seraient consécutives à une LDI récente et qui sont les dernières protections de la zone bilaminaire, soit, installer dans l’esprit du patient l’idée que l’occlusion est responsable du désordre douloureux. Et dans ce cas, faute d’un soulagement réel et définitif, vous serez à nouveau assailli par ce patient pour qui vous serez comptable de sa douleur. Le patient n’est pas « psy »: c’est vous qui êtes d’une faiblesse crasse que votre humanité de bon aloi ne peut pas dissimuler. Tant pis pour vous! Tout le monde s’est fait avoir à cela car la formation initiale ne prévient pas. Alors je souligne: jamais de meulage d’urgence chez un patient qui consulte pour la première fois. Mais pour la dent de sagesse isolée extrusée qui fait une énorme prématurité à elle toute seule, peut-on l’enlever tout de suite? Non! L’explication est dans le point suivant.
2- Pas d’intervention sans diagnostic. L’odontologie, comme la médecine travaille à partir de diagnostics. C’est notre honneur et la moitié de notre métier. De grands progrès ont été faits depuis près de 20 ans en matière de désordres de l’appareil manducateur. Nous devons connaître et maîtriser ces diagnostics de DAMs, simples et internationaux, pour lesquels l’imagerie ou l’axiographie sont rarement utiles. Il reste par contre encore beaucoup de chemin à faire pour les diagnostics différentiels des pathologies régionales ou générales qui affectent l’appareil manducateur ou en miment les atteintes: maladie de Parkinson, d’Alzheimer, de Horton, névralgie essentielle du trijumeau, infarctus du myocarde, cancers cranio-faciaux, etc…Une formation médicale complémentaire devrait nous permettre petit à petit de combler les lacunes initiales. Mais il faudra aussi se former pour intégrer dans nos diagnostics de DAMs les désordres posturaux et fonctionnels qui peuvent y être liés. Dans l’attente de ces progrès il importe de relativiser la valeur de nos diagnostics et donc d’être très prudents avant d’envisager une intervention occlusale à caractère soustractif définitif.
3- Mettre en place une hiérarchie d’intervention, du moins invasif vers le plus invasif. Les conseils comportementaux, les stratégies d’auto-relaxation et certaines approches kinésithérapeutiques seront en première ligne. Vient ensuite le recours aux orthèses, sachant que si les orthèses sont correctement indiquées, réglées et portées, elles constituent toujours des démarches qui permettent de revenir à la situation initiale. Mais soulignons que ce n’est pas le cas des orthèses non équilibrées en bouche ou organisant un repositionnement articulaire pathogène. Le recours aux médicaments sera envisagé dans un second temps si besoin. Les rectifications occlusales ne seront étudiées qu’en dernier recours et après que le rôle causal de l’occlusion ait été validé cliniquement sur une période de plusieurs mois.
4- Privilégier les stratégies de dépôt progressif d’orthèses pour évaluer si les conditions occlusales appellent véritablement un rectification définitive. Bien souvent, une gestion progressive de dépôt des orthèses permet d’observer qu’il n’est pas indispensable de s’engager dans une rectification occlusale définitive. Il est donc prudent de ne pas engager les patients dans un dilemme strict: porter l’orthèse ou meuler les dents. Le soulagement obtenu et la confiance gagnée permettent de prendre le temps d’une réévaluation sur le long terme.
5- Pratiquer systématiquement une analyse occlusale avec simulation d’équilibration sur moulages avant toute intervention occlusale significative. Pour les cas simples et pour lesquels les mutilations dentaires attendues sont faibles (dans l’émail, sans conséquence esthétique, sans douleur) l’analyse occlusale peut être faite sur un occluseur de type Galetti. Pour les situations complexes où sont attendues des rectifications importantes qui peuvent compromettre la vitalité de dents, ou nécessitent des apports importants, il est souhaitable de faire l’analyse occlusale sur un articulateur permettant d’objectiver les conséquences des retouches sur la DVO et les guidages.
6- Si l’équilibration occlusale est indispensable l’idéal est qu’elle puisse se faire en limitant les interventions à caractère définitif. Les actes de soustraction et d’addition seront faits par les moyens les moins mutilants des techniques restauratrices: inlays-onlays plutôt que préparations périphériques complètes, dents vivantes plutôt que dépulpées, et limitation du nombre de dents concernées. Avec le même objectif de conservation tissulaire, les différentes options de DVO et d’esthétique seront l’objet de modélisations préalables.
7- Un traitement ODF est préférable à une équilibration occlusale par soustraction. Pourtant, dans bien des cas, cette alternative s’avère trop simpliste. En effet le traitement ODF est lourd (temps, perturbations sociales, coût) et il n’est pas forcément bien accepté par les patients. D’autre part, la mise en oeuvre d’un traitement ODF visant à recréer, centrage, calage et guidages sans perdre la référence fonctionnelle thérapeutique obtenue par une orthèse est un exercice difficile et aléatoire. Une discussion entre thérapeutes avec le patient est souhaitable pour optimiser le résultat.
Conclusion. L’occlusodontologie est un ensemble de connaissances et de techniques permettant de soulager un grand nombre de patients souffrant de DAMs. Cette discipline, comme toute discipline médicale, privilégie les interventions les moins invasives. A ce titre l’équilibration occlusale est la dernière technique utilisable.






12 commentaires
Daniel Rozencweig a dit:
nov 6, 2012
La ligne blanche de la route n’est qu’un symbole. C’est l’éducation qui en fait une barrière et le conditionnement conscient permettra de la respecter.
Bravo à Hans Block d’oeuvrer à l’élaboration et à la clarification de ces limites qui doivent devenir consensuelles afin de procurer plus de sécurité à chacun d’entre nous, patients compris.
Dr INO a dit:
nov 6, 2012
Entièrement d’accord avec Hans Block, en particulier concernant l’impérative nécessité de faire un diagnostic avant d’engager une thérapeutique.
Le diagnostic rassure également le patient qui ne sent plus livré à l’empirisme de certaines pratiques.
Mais établir un diagnostic nécesssite une bonne connaissance des mécanismes physiopathologiques des différents DAM. Il ne faut pas oublier non plus que certaines malocclusions sont la conséquence des DAM et non leur cause !
Coco le bourin a dit:
nov 6, 2012
Vous ne trouvez pas que vous en faites trop dans le consensuel? Moi je vous dis de venir dans mon cabinet où l’occluso c’est extraire des dents qui buttent, des dents qui branlent, des dents bouffées jusqu’à la moelle. vous pouvez rigoler avec vos conseils pour bien portants et ptits gars du 16°, mais moi la dents qui gêne je ne la photographie pas, je ne le colle pas sur un articulateur, je la chatouille pas avec ma turbine, mais je la vire. Et le patient me dit merci. C’est pas l’occluso que vous polluez, c’est la dentisterie toute entière. Qui veut ma place dans mon centre de santé?
BULOT a dit:
nov 6, 2012
Bravo Hans Block! « Réfléchir avant de meuler »! Je trouverais ça drôle si ce n’était pas une triste réalité à laquelle il faudrait même rajouter : « Observer avant de réfléchir »! Mais comment se fait-il qu’il y ait besoin de rappeler ces principes élémentaires de l’exercice médical?
Hans Block a dit:
nov 7, 2012
Merci de ces premiers commentaires. Je suis très sensible à la réflexion profonde de ROZENCWEIG: oui c’est l’éducation (morale et clinique) qui donne les limites de notre conduite thérapeutique. Les lignes blanches, ralentisseurs et autres barrages ne sont que des signes pour matérialiser ces limites. L’effort que nous faisons tous sur ce blog (posts et commentaires) ne vise effectivement qu’à clarifier nos limites pour la sécurité de tous. Votre comparaison très parlante y contribue beaucoup.
En accord avec le DR INO il me semble indispensable de promouvoir l’ensemble des données physiopathologiques des différents DAMs. C’est aussi le rôle de ce blog, qui a dèja signalé qu’effectivement certaines malocclusions sont des conséquences de Dams (LDI par exemple). Pourquoi des éléments aussi simples sont-ils aussi mal connus par nos collègues? En est-il de même dans les pays comparables à la France? Faut-il y voir une difficulté spécifique de l’enseignement initial de l’occluso? Faut-il y lire une faiblesse conceptuelle particulière de la discipline?
En tout cas le message de COCO LE BOURIN illustre bien nos contradictions: pourquoi les patients des centres de santé (ou d’autres cabinets?) pourraient-ils être légitimement mutilés? La dentisterie de guerre est-elle encore acceptable aujourd’hui dans notre pays? La misère matérielle des patients pourrait-elle excuser celle (intellectuelle) des praticiens qui les prennent en charge? Ceci étant, la réflexion ne saurait pas exonérer les « pouvoirs publics »: quand aucun acte nomenclaturé permet effectivement de pratiquer une occlusodontologie ultraconservatrice (et même simplement conservatrice, peut-on s’étonner de commentaires tels que celui de COCO LE BOURIN? Fait-il de la provocation? Assume-t-il sa dentisterie moyenâgeuse? Est-il heureux dans son métier? A-t-il le sentiment de rendre un service de santé ou se vit-il comme le service de nettoyage? Faut-il imaginer des prises en charge odontologiques à deux vitesses? Est-on déjà dans ce cas? Merci à COCO LE BOURIN de nous en dire plus s’il le souhaite car les questions qui se posent derrière son intervention ne sont pas inutiles. Les réponses seront à papporter à l’interrogation fondamentale de BULOT: « comment se fait-il qu’il y ait besoin de rappeler les principes élémentaires de l’exercice médical? »
castor a dit:
nov 11, 2012
Je suis bien d’accord avec vous: ne pas se précipiter, bien analyser avant d’intervenir…
Le problème occlusal peut être primaire ou secondaire dans les DAMs … ou bien les deux.. souvent les deux!
Tout est tellement intriqué dans ce cercle vicieux.
Il ne faut pas priver le patient d’autres disciplines, notre niveau d’intervention reste cantonné à l’appareil manducateur dont la bonne santé est dépendante de nombreux facteurs qui nous échappent encore, même si l’approche pluridisciplinaire permet de progresser.
Mais pourquoi à vos yeux les traitements ODF sont-ils longs, difficiles, lourds, coûteux pour les patients? Le grand avantage de l’ODF est de pouvoir être conservatrice, non mutilante pour recaler, centrer, stimuler afin que les dents retrouvent une position équilibrée, fonctionnelle.
Le système est trop complexe et trop fin pour que nous puissions décider quelle(s) dent(s) est(sont) en cause dans une malocclusion, et quelle anatomie, quel engrennement nous devons leur donner.
Je pense que nous devons nous demander devant un contact prématuré, une interférence… pourquoi cette dent s’est mise dans cette position, car si nous changeons seulement la position ou l’anatomie de cette dent, nous n’avons rien résolu du problème, nous l’avons seulement repoussé. Parfois ça marche, le patient est plus ou moins durablement soulagé, mais nous voyons tous arriver dans nos cabinets des patient qui souffrent depuis des décénies.
Nous pouvons soulager le système manducateur en levant des obstacles, des blocages, dentaires ou autres. Ensuite à nous de permettre à l’occlusion dentaire de se reconstruire.
Dans la hiérarchie d’intervention, il faut utiliser en première intention des moyens réversibles pour soulager le patient.
Avant d’opérer un genou douloureux parce que l’on boite, et avant de régler le problème postural, il faut enlever le caillou dans la chaussure!
Hans Block a dit:
nov 11, 2012
Merci Castor d’ouvrir cette question très importante. L’odf est-il un moyen conservateur, non mutilant (selon vos termes) quand on compare cette thérapeutique avec les autres proposées par l’odontologie? La réponse naturelle est oui; car évidement, préparer une dents saine est une mutilation aux yeux de tous, quand la déplacer ne le serait pas. Est ce bien vrai? Vous écrivez fort justement « notre niveau d’intervention reste cantonné à l’appareil manducateur dont la bonne santé est dépendante de nombreux facteurs qui nous échappent encore ». Je partage votre analyse. Autrement dit (et je ne parle pas des mauvais orthodontistes qui maîtrisent mal leurs analyses et leurs soins), déplacer les dents n’est sans doute pas anodin au regard de l’ensemble des fonctions de l’organisme en croissance auquel nous appliquons les forces orthodontiques. Je n’utlise pas le terme de mutilation mais je pense que dans bien des cas, par l’ODF, nous sommes en mesure d’infliger des dommages que nous ne mesurons pas. Ceci n’est pas une condamnation de l’ODF, mais j’invite celles et ceux qui considèrent l’ODF comme une intervention « conservatrice » et « non mutilante » donc toujours préférable à des meulages ou atteintes dentaires, à réflechir sur tous les aspacts de nos incertitudes. Pour les tenants du « gradients thérapeutique » en dentisterie restauratrice, l’ODF vient en première intention car « non mutilant ». Le mot n’est pas approprié à notre discussion. Il faudrait parler de « risque ». Qui peut dire qu’un traitement ODF est moins à risque qu’un meulage ou même une dépulpation?
Oui il faut utiliser en première intention les moyens réversibles; mais l’ODF fait-il partie de ces moyens? Je ne le crois pas.
CASTOR a dit:
nov 12, 2012
Merci Hans de votre analyse,
je la partage tout à fait si l’on considère l’ODF comme une technique qui vise à déplacer les dents avec des forces en fonction de critères que le praticien a fixé, c’est loin d’être anodin et les conséquences peuvent être très lourdes.
Mais si l’on se sert de techniques orthodontiques pour libérer, aider au développement, donner aux dents de la place (sans nécessité d’extractions) pour qu’elles se calent finement, comme en condition d’éruption, dans un système qui fonctionne, je pense qu’on est beaucoup moins iatrogène.
Lorsque je parle de moyens réversibles en première intention, ce terme réversible est innaproprié, tout ce qu’on fait entraîne des répercussions plus ou moins à distance dans un organisme perturbé dans ces cas de DAMs. En première intention il faut soulager, et, je suis de votre avis ce n’est pas en se jetant sur une fraise, ni d’ailleurs en collant des brackets, je ne voulais pas dire que l’ODF est le traitement de première intention de choix.
Je ne condamne aucun moyen thérapeutique, tous ont leur place, tous sont complémentaires,
l’ODF très souvent critiquée, permet à l’occlusion de se reconstruire selon l’anatomie des articulations, la morphologie crânienne, la posture, le comportement de l’individu…
il faut permettre au système de se rééquilibrer,
notre rôle est seulement de l’aider en déverrouillant l’occlusion pour redonner de la liberté, sutout pas en imposant d’autres contraintes.
Hans Block a dit:
nov 12, 2012
Je suis d’accord avec vous en tous points. Avec une petite interrogation: comment est-on certains de « ne pas imposer d’autres contraintes »?
CASTOR a dit:
nov 12, 2012
Bien vu !
évidement on ne peut pas être certain !!!
on perturbe … c’est aussi le but
si le système a développé une adaptation dont il souffre
si on ne perturbe pas, il n’y a pas changement
c’est au système de se réadapter, le praticien ne peut pas le faire à sa place
si on laisse liberté, si on n’impose pas, on contraint moins n’est-ce pas?
Daniel Rpzencweig a dit:
nov 12, 2012
Il faut se féliciter qu’iOcclusion, ce lieu de débats, permette des échanges générateurs d’opinions qui ont l’avantage d’allumer successivement de nouveaux éclairages. Les réflexions précédentes démontrent qu’il serait vain de prendre une position radicale face à la diversité des cas cliniques, des personnalités multiples des patients, des moyens thérapeutiques variés et surtout des pôles d’intérêt de l’intervenant, privilégiés par sa formation.
Parlons étiologie : comment départager l’alouette et le cheval dans le pâté de causes possibles que présente le patient souffrant ? On sait que les désordres occlusaux ne deviennent délétères que par une application trop intensive des contacts inter-arcades. Or la genèse des surtensions psychosociales est si mouvante, si fluctuante, qu’il est vain d’en espérer définir l’intensité ou la fréquence.
Les DAM sont vraisemblablement toujours multifactoriels avec des variations dans la composition des facteurs, voire avec une variation relative des différents facteurs dénombrés selon les circonstances auxquelles le patient souffrant est soumis.
Parlons traitement : Greene et Laskin disaient : »Si le marteau est votre seul outil, vous verrez des clous partout. ». Il est normal que l’orthodontiste privilégie la rééquilibration par des déplacements dentaires, qu’en présence d’un édentement le prothésiste donne avantage à la reconstruction intégrale des arcades,….or pour une sommation d’étiologies surajoutées il faut souvent changer de monture pour viser chacune avec des actions spécifiques adaptées.
L’important devient alors la définition de la chronologie des moyens : un consensus se dessine pour accorder la priorité aux moyens les plus anodins vis-à-vis des structures.
Dans un processus thérapeutique chaque choix est un pari. Plus le cas est complexe, plus l’enjeu est important, plus les décisions sont délicates et risquées.
Le consentement éclairé semble pouvoir nous venir utilement en aide. Le patient informé avec sincérité des données et des options sera en mesure de participer au plan de traitement et de l’entériner.
Tout traitement demande une adhésion volontaire. Déverrouiller les réticences par une véritable complicité du patient, issue de son implication, apporte un confort certain, une sécurité accentuée, et une assurance d’exécution de nos instructions
Hans Block a dit:
nov 13, 2012
Merci de vos réflexions et apports à ce blog qui de toute façon vaut autant par ses commentaires que par les posts qu’il provoque.ET il faut saluer ce rappel très important de Rozencweig sur la recherche de l’adhésion du patient. C’est fondamental.