Madame Gwenaelle S. 32 ans consulte sur demande d’un stomatologiste auquel elle avait été adressée par son orthodontiste pour extraction des dents de sagesse. Le stomatologiste a informé la patiente et l’orthodontiste qu’il existe « un décalage entre les dents du haut et du bas » et  souhaite que la fin du traitement orthodontique prenne en compte ce souci.

Le traitement ODF, initié en 2009 pour des raisons esthétiques, a été « terminé » en septembre 2011, mais la patiente, depuis cette date, porte un tooth positionner nocturne pour éviter que les dents ne se déplacent.

L’entretien clinique permet de préciser que la patiente, très sujette au stress et hyperlaxe, dort en position ventrale. Des douleurs cervico-faciales anciennes étaient soulagées par du paracétamol et des mouvements adaptés. Depuis le traitement ODF les douleurs dans les masséters et temporaux se seraient aggravées (7/10 sur l’EVA) et se répercuteraient sur tout le rachis. La patiente exprime une fatigue importante.

Lors de l’examen clinique nous notons des muscles masticateurs assez volumineux mais sans sensibilité particulière. La motilité mandibulaire est limitée, sans bruits articulaires ni ressauts. Quand on demande à la patiente de fermer les dents elle répond qu’elle ne sait pas comment faire et nous montre qu’elle dispose de plusieurs positions de fermeture qui, toutes, sont inconfortables.

La manipulation de la mandibule vers la RC met en évidence un surplomb total à l’exception d’une prématurité perçue sur le coté gauche.

Une orthèse est mise en place pour soulager la patiente.

Nous prenons contact avec l’orthodontiste qui devait revoir la patiente pour supprimer la contention nocturne. Il accepte de réfléchir à une reprise du plan de traitement mais la patiente refuse de reprendre un traitement ODF.  Que proposer?