La mastication est à l’évidence la fonction première de l’occlusion. Les dents servent d’abord à mastiquer, leur mise en place sur les arcades étant concomitante de la nécessité de quitter l’alimentation liquide.

L’observation et la compréhension de l’occlusion appellent donc en première intention l’observation des contacts dentaires lors de la mastication. Cet exercice est difficile; très difficile car ces contacts sont fugaces, et le plus souvent invisibles car ils sont masqués par les joues les lèvres et la langue. De plus, quels que soient les moyens mis en oeuvre pour l’observation de la mastication, même s’ils évitent d’interférer avec ces contacts dento-dentaires de mastication, ils perturbent les jeux fonctionnels des muscles qui gèrent cette fonction. Dès lors l’établissement d’un modèle de contacts dento-dentaires physiologiques de mastication est aléatoire. C’est ce qui explique sans doute le fait que bien des descriptions de l’occlusion idéale s’abstiennent de faire l’inventaire des situations de mastication.

Bibliographie indispensable à ceux qui souhaitent comprendre à quel point il n’est pas envisageable de penser l’occlusion sans prendre en compte la mastication. Ouvrages parus en 2002 et 2008 aux éditions CDP