Comment s’établit la dimension verticale d’occlusion ?
La croissance mandibulaire et le développement vertical de la face sont essentiellement liés à la croissance du condyle et à la direction de cette croissance. Normalement, celle ci ce fait vers le bas et vers l’avant. Trois facteurs sont susceptibles d’influencer la DVO lors de la croissance et du développement de la face :
1- La croissance du ramus : au fur et à mesure de la croissance du ramus, les dents continuent à faire leur éruption afin de maintenir l’occlusion. On peut observer des différences significatives de longueur du ramus et cela à un impact important sur la DV. Pour un développement du ramus considéré comme moyen ou normal, la hauteur de l’étage moyen de la face (distance glabelle-base du nez) sera équivalente à la hauteur de l’étage inférieur de la face (distance base du nez-base du menton) en fin de croissance.
Un patient présentant un ramus court et une éruption des dents postérieures normale présentera un visage allongé, une prédominance de l’étage inférieur de la face et éventuellement une béance antérieure, sauf si les dents antérieures continuent d’égresser pour établir des contacts et on sera alors en présence d’un sourire gingival. On parle généralement de rotation postérieure de la mandibule.
A l’inverse, les patients ayant un ramus long et une éruption des dents postérieures normale, présenteront les caractéristiques faciales inverses : visage carré, prédominance de l’étage moyen de la face par rapport à l’étage inférieur, une supraclusion, une ligne du sourire (très) basse. On parle généralement de rotation antérieure de la mandibule.
2- La forme de l’angle goniaque : un patient présentant un angle goniaque fermé aura tendance à présenter les caractéristiques faciales d’un patient au ramus long. A l’inverse, un patient présentant un angle goniaque ouvert aura tendance à présenter les caractéristiques faciales d’un patient au ramus court. Il semblerait que la forme de l’angle goniaque soit influencée par la force des muscles masséters : plus les masséters sont développés, plus l’angle goniaque sera fermé (Ingervall B, Thilander B. Relation between facial morphology and activity of the masticatory muscles : an elctromyographic and radiographic cephalometric investigation. J Oral Rehabil 1974 ; 1 :131-147).
3- L’éruption des dents : normalement, l’éruption des dents maxillaires et mandibulaires permet de maintenir des contacts occlusaux lors de la croissance de la face. Des variations dans le processus d’éruption peuvent conduire à une altération de la DV. Une fois la croissance terminée, l’éruption passive est nécessaire pour maintenir la DV en cas d’attrition occlusale.
Est ce que des douleurs musculaires peuvent apparaître suite à une modification de la DV ?
Une revue de littérature sur ce point nécessite d’analyser prudemment les protocoles utilisés. En effet, plusieurs articles ont conclu qu’une altération de la DV provoquait des symptômes tels que migraines, spasmes ou fatigue musculaire. Cependant, dans ces études, la DV a été augmentée par reconstruction des secteurs postérieurs uniquement, sans rétablir les contacts et le guide antérieurs. Lorsque certains patients ont rapporté des symptômes musculaires, ceux-ci ont été imputés à l’altération de la DV. En fait, c’est le schéma occlusal qui a été modifié. En revanche, dans les études qui respectent schéma occlusal idéal, il apparaît clairement que les modifications de DV ne provoquent pas de douleurs musculaires. Moins de 5% des patients rapportent une « conscience » musculaire transitoire qui n’excède pas les deux semaines qui suivent le traitement.
Rugh JD, Johnson RW. Vertical dimension discrepancies and masticatory pain/dysfunction. In : Solberg WKC (ed.). Abnormal Jaw Mechanics. Chicago : Quintessence, 1984 : 117-133.
Sions DG, Mense S. Understanding and measurement of muscle tone as related to clinical muscle pain. Pain 1998 ; 75 :1-17.
Tryde G, Stolze K, Morimoto T, Salk D. Long term changes in the perception of comfortable mandibular occlusal positions. J Oral Rehabil 1977 ; 4 :9-15.
Hellsing G. Functional adaptation to changes in vertical dimension. J Prosthet Dent 1984 ; 52 :867-870.
La nouvelle DV sera t-elle stable dans le temps ?
Article conseillé et directement accessible: http://www.springerlink.com/content/980×123746515623/fulltext.pdf
Cette question est très controversée. Une première école pense qu’une modification de la DV s’accompagnera tôt ou tard d’une retour à la DV initiale en affirmant que la longueur des muscles masséters et ptérygoïdiens médiaux est invariable. La deuxième école pense au contraire que la longueur des muscles s’adaptera à la nouvelle situation. Il se peut que ces deux écoles aient toutes les deux raison.
La littérature odontologique, ne relatant que des modifications de quelques mm de DV n’est pas très révélatrice. La littérature maxillo-faciale et orthognathique où des modifications significatives de DV sont opérées, montre clairement des retours à la DV initiale. Dans les cas de ramus courts, une diminution de la DV est recherchée par ostéotomie d’impaction du maxillaire supérieur afin réduire l’aspect d’un sourire gingival. Une ré-augmentation de la DV est souvent observée sans toutefois atteindre la valeur initiale de pré-traitement. En revanche, pour les patients présentant un ramus long, une augmentation de la DV est nécessaire par ostéotomie de le Lefort I pour augmenter la visibilité des dents et la hauteur de l’étage inférieur de la face. Un retour progressif à la DV initiale est très significativement observé. C’est pour cette raison que ce type de patient est désormais traité par double ostéotomie maxillaire et mandibulaire : la partie postérieure de la mandibule (où se font les insertions des masséters et des ptérygoïdiens médiaux) est laissée en place. Le reste du corps de la mandibule et le maxillaire supérieur subissent une rotation vers le bas de façon à augmenter la visibilité des dents et la hauteur de l’étage inférieur de la face sans modification de la longueur des muscles. Les résultats de ce type de procédure chirurgicale se sont avérés particulièrement stables.
Wessberg GA, O’Ryan FS, Washburn MC, Epker BN. Neuromuscular adaptation to surgical superior repositionning of the maxiila. J Maxillofac Surg 1981;9:117-122.
Hoppenreijs RJM, Freihofer HPM, Stoelinga PJW, et al. Skeletal and dento-alveolar stability of Lefort I : Intrusion osteotomies and bimaxillary osteotomies in anterior open bite deformities : A retrospective three-centre study. Int J Oral Maxillofac Surg 199 ;26:161-175.
Bailey LJ, Phillips C, Proffit WR, Turvey TA. Stability following superior repositionning of the maxilla by Lefort I osteotomy : Five year follow-up. Int J Adult Orthodon Orthognath Surg 1994;9:163-174.
Bell WH, Scheidman GB. Correction of vertical maxillary deficiency : Stability and soft tissue changes. J Oral Surg 1981;3 :666-670.
Quejada JG, Bell WH, Kawamura H, Zhang X. Skeletal stability after inferior maxillary repositionning. Int J Adult Orhotodon Orthognath Surg 1987;2:67-74.
Ellis E, Carlson DS, Frydenlund S. Stability and midface augmentation : An experimental study of musculo-skeletal intreaction and fixation methods. J oral Maxillofac Surg 198 ;47:1062-1068.
Dahl BL, Krogstead O. Long term observations of an increased occlusal face height obtained by a combined orthodontic/prosthetic approach. J Oral Rehabil 198 ;12:173-176.
Ismail YH, George WA, Sassoun IV, Scott RH. Cephalometric study of the changes occuring in the face height following prosthetic treatment. I. Gradual reduction of both occlusal and face heights. J Prosthet Dent 1968;19:321-330.
Ismail YH, Sassoun IV. Cephalometric study of the changes occuring in the face height following prosthetic treatment. II. Variability in the rate of face height reduction. J Prosthet Dent 1968 19:331-337.
Ramfjord SP, Blankenship JR. Increased occlusal vertical dimension in adult monkeys. J Prosthet Dent 198 ;45:74-83.
Que le traitement soit prothétique ou ortho-chirurgical, il semble que la stabilité de la DV thérapeutique dépende du maintien de la hauteur de la partie postérieure de la face.
Si une augmentation de 3mm au niveau des dents antérieures doit être réalisée, cela provoquera une augmentation de 1mm (N.B : ce ratio varie en fonction de la longueur de la mandibule.) au niveau postérieur. Si le condyle est correctement positionné en RC pendant la manœuvre, on peut espérer une certaine stabilité des résultats. A contrario, une ostéotomie de Lefort I de 10mm va provoquer une augmentation significative de la partie postérieure de la face et une instabilité du résultat est à craindre.C’est parce qu’aucune étude n’a jamais corrélé les changements de positions du condyle avec les modifications de DV au niveau de la partie antérieure de la face qu’il est impossible de conclure avec certitude. La stabilité des résultats est encore méconnue, variable selon les patients mais une instabilité post-thérapeutique de la DV ne signifie pas obligatoirement un échec du traitement.
Est ce que le tonus musculaire sera augmenté, augmentant ainsi le risque d’échec par surcharge sur la restauration ?
On se base ici sur des études électro-myographiques et il faut distinguer l’activité de repos de l’activité lorsque le patient sert les dents.
Lorsque l’on augmente la DV, l’activité musculaire de repos diminue. Il est intéressant de noter que si ce changement est maintenu constant pendant 3-4 mois, l’activité musculaire de repos remonte jusqu’à son niveau avant traitement. Si l’augmentation de DV est très importante (10-12mm au niveau incisif), une augmentation immédiate de l’activité musculaire de repos est observée.
Concernant l’activité musculaire de serrage, c’est l’inverse : lorsque la DV augmente, l’activité des muscles augmente pour revenir, après 3 à 4 mois, à un niveau équivalent à celui de la situation avant traitement.
Ces constatations d’un changement initial de l’activité musculaire pour un retour à la normale 3 à 4 mois après le traitement, même si la DV reste inchangée, montrent que les traitements visant à des modifications de l’activité musculaire par modifications de la DV ne sont valables qu’à court-terme et témoignent d’une réelle adaptation neuro-musculaire du corps humain.
Manns A, Miralles R, Guerrero F. The changes in electrical activity of the postural muscles of the mandible upon varying the vertical dimension. J Prosthet Dent 1981;45:438-445.
Michekatti A, Farella M, Vollaro S, Martina R. Mandibular rest postions and elctrical activity of the masticatory muscles. J Prosthet dent 1997;78:48-53.
Carr AB, Christensen LV, Donegan SJ, Ziebert GJ. Postural contractile activities of human jaw muscles following use of an occusal splint. J Oral Rehabil 1991;18:185-191.
Manns A, Miralles R, Palazzi C. EMG, bite force, and elongation of the masseter muscle under isometric voluntary contractions and variations of vertical dimension. J Prosthet Dent 1979;42:674-682.
Lindauer SJ, Gay T, Rendell J. Effect of jaw opening on masticatory muscle EMG-force characteristics. J Dent Res 1993;72:51-55.
Nakamura T, Inoue T, Ishigaki S, Maruyama T. The effect of vertical dimension change on mandibular movement and muscle activity. Int J Prosthodont 1988;1:297-301.






5 commentaires
JD.Orthlieb a dit:
avr 17, 2012
Bonjour,
A la question « qu’en pensez vous ? » ,
je répondrais, si j’avais un interlocuteur identifié, et non un pseudo,
que c’est une question intéressante,
qu’il y a des remarques qui me paraissent pertinentes dans ce mémo sur la DVO, d’autres moins,
que j’aimerais bien en discuter,
mais à la condition de savoir avec qui je parle. le principe des « pseudos » me laisse très dubitatif, pour ne pas dire m’agace.
Où se trouve l »intérêt ? c’est la négation même de l’échange « scientifique ». C’est vraiment dommage par rapport aux efforts louables que font les responsables de ce site.
Jean-Daniel Orthlieb
editeur a dit:
avr 18, 2012
Cher JDO nous faisons un effort pour sortir l’occluso des avis individuels, des questions de personnes, des querelles de chapelles, des minuscules luttes de pouvoir pseudo scientifiques, et nous savons que c’est aussi ton objectif.
L’échange scientifique n’a que faire de l’identification des auteurs des idées ou des controverses: ce qui compte c’est l’idée elle même. Il est plus facile, et plus productif d’échanger sans risquer de polluer la discussion par des informations d’ordre personnel.
Les informations, cliniques, scientifiques, bibliographiques peuvent être échangées sans qu’on identifie obligatoirement les personnes relais. Prenons les arguments pour ce qu’ils sont: des éléments neutres qui appellent discussion.
Les avantages sont nombreux mais nous pouvons en citer au moins deux:
- nulle place pour ceux qui voudraient se faire mousser l’ego ( ce qui n’interdit en rien que ceux qui veulent s’exprimer sous leur nom puissent le faire en toute liberté et en toute modestie scientifique)
- nul frein pour les timides qui n’oseraient pas prendre la parole de peur de faire des commentaires insuffisants
L’utilisation d’un pseudo ne doit pas être prise comme une volonté de masquer des personnes mais comme le moyen de faciliter l’expression de tous. Sous la forme que chacun choisit. L’échange de connaissances, (seul objet de ce blog puisque nul n’en tire bénéfice ou vanité) n’appelle pas obligatoirement de les filtrer par le biais de facteurs humains dont il ne faut pas sous estimer l’impact.
Jean-Daniel Orthlieb a dit:
avr 20, 2012
Bonjour Mme ou Mr X ?
je ne souscris pas à votre argumentation voulant justifier l’anonymat comme la facilitation à l’expression de tous. Je trouve que c’est la porte ouverte à une non responsabilisation de ce que l’on écrit, et donc à beaucoup de dérives, comme on peut le constater sur d’autres sites « odonto » et aussi dans certains rubrique de votre site.
Dans une rubrique récente de votre site, Mme ou Mr « Bidule » propose une critique sévère de l’article de Cyril Gaillard paru dans le « le fil dentaire », avec aussi un commentaire peu flatteur pour la revue. Les cibles ne sont donc pas anonymes. Je partage complètement le point de vue exprimé dans ce commentaire : la position de référence mandibulaire de pseudo relâchement musculaire est sans doute peu fiable, non validée, aucune reproductibilité prouvée, conduisant à des relations intermaxillaires étranges qui imposeraient des traitement invasifs…. etc…
on peut ajouter qu’un article du même genre, du même auteur, est sorti en même temps dans stratégie prothétique, revue à comité de lecture.
Mais je suis opposé à ce que ce soit une Mme « libelule » ou un Mr « Bidule » non identifié, qui tienne ce genre de propos. Contrairement à ce que vous dite, Mr « éditeur » ce n’est pas faciliter le débat, c’est le fausser, car Mr Cyril Gaillard, lui, vous l’avez nominativement mis en cause ! pour faire valoir ses arguments, faut il qu’il vous réponde nominativement , ou peut il envoyer plusieurs réponses à visage masqué ?
Il y a dans vos rubriques des sujets qui m’intéresse, j’aimerais bien y déposer quelques « idées » (sans vouloir faire un cours), je le ferai si la contribution initiale n’est pas anonyme.
Ayant écrit ce que je pensais avoir à dire, je stop les conversations avec Mme XX ou Mr XY.
Mais je suis persuadé que mon modeste point de vue ne vous fera pas changer de stratégie.
bien à vous tous amis de « l’occlusion »
Jean-Daniel Orthlieb
editeur a dit:
avr 20, 2012
Votre argumentation est parfaitement recevable et nous nous posons effectivement la question, depuis longtemps, de savoir si notre démarche va être responsable de dérives. Vous imaginez bien que nous ne laisserons pas publier des commentaires injurieux, s’en prenant à des personnes, ou cherchant à utiliser ce blog à des fins personnelles. Pour le moment nous n’avons jamais eu à éliminer ce type de commentaire qui, pourtant, constitue le risque d’internet. Nous comprenons et nous sommes sensibles au mal-être qui accompagne d’une certaine façon la communication internet. Mais nous pensons aussi, sous certaines garanties, que la liberté de ton et la fluidité d’internet sont de nature à favoriser les disciplines scientifiques.
Reprenons votre exemple sur l’article de Cyril Gaillard. Remarquons qu’à aucun moment nous n’y trouvons d’attaque personnelle contre C. Gaillard. Ses idées et ses propositions sont critiquées. C’est la règle si on accepte la notion d’esprit critique comme facteur de progrès. Par ailleurs, il est inévitable de citer C. Gaillard puisqu’il signe l’article critiqué: il est nommé mais n’est-il pas volontaire pour l’être en se faisant publier nominativement? Et franchement, encore une fois, il n’y a pas d’attaque ad hominem.
S’il avait eu connaissance de notre blog et s’il avait voulu y déposer des commentaires C. Gaillard aurait pu le faire librement, soit en son nom soit sous un pseudo. C’est sa liberté et nous la respecterons.
Par ailleurs, nous serions nous aussi très intéressé (éditeur et lecteurs) par les « idées » que vous voudriez apporter à certains posts de ce blog et nous regrettons que vous ne saisissiez pas la possibilité ouverte par le modèle « blog avec pseudonyme ». D’autant que nous acceptons tout article signé par un auteur qui voudrait signer de son nom. Le pseudo n’est pas une obligation et certains praticiens sont intervenus ici sous leur nom. Pourquoi ne pas proposer un article initial, sous votre nom, sur un sujet qui vous semblerait propice à la discussion. Nous pourrions tous ensemble évaluer si cet effort aboutirait à plus de commentaires et si cela changerait la tonalité et la valeur des commentaires.
Pour le moment, vous avez raison, nous nous en tenons à notre stratégie, et nous espérons que vous trouviez la forme qui vous conviendra le mieux pour vous exprimer. Nous sommes à votre disposition.
Q-SPEEDO a dit:
avr 22, 2012
Cher JDO,
Merci de l’intérêt que vous avez porté à mon article et je regrette beaucoup que vous ne souhaitiez pas engager la discussion scientifique au seul motif que vous ne connaissez pas mon nom.
Je suis un praticien de 37 ans, diplômé en France, exerçant en libéral, en France également. Je suis omnipraticien mais oriente ma pratique vers la prothèse. Je fréquente régulièrement des sociétés scientifiques comme le CNO, l’EACD où j’ai pu vous écouter avec attention. Il m’est même arrivé de vous poser des questions du haut de l’amphi, auxquelles vous avez très cordialement répondu, sans connaitre mon nom.
J’ai découvert ce site par hasard, suivi les mémos pendant quelques semaines et saisi l’occasion d’en soumettre un à mon tour. Je pense que la simplicité et la rapidité des échanges scientifiques (qui ont historiquement motivé la naissance même de l’Internet) sont un avantage énorme.
Votre argumentaire concernant l’anonymat est valable mais l’inconvénient inverse est possible. En effet, vous êtes le Professeur Jean-Daniel Orthlieb, de l’Université de Marseille et quiconque connait un tant soit peu vos vastes et fort respectables travaux (et c’est mon cas) sait qu’en matière d’occlusion vous faites référence. Vous le nierez peut être par la l’humilité et l’honnêteté qui vous caractérise mais pour nous tous qui avons l’habitude de vous lire et de vous écouter : c’est un fait. Imaginons qu’un autre Professeur des Universités, d’une autre grande ville, très connu lui aussi, se mette à argumenter à des idées soumises par un Dr Michel DUPONT, en racontant des fantaisies pseudo-scientifiques démodées, la discussion scientifique serait biaisée car très asymétrique. Le Dr Michel DUPONT pourrait se sentir bien insignifiant face au « grand savant » et à plus forte raison si par le plus grand hasard, il eut été un ancien étudiant du dit Professeur ou un clinicien dissident au sein même de son service.
C’est pourquoi, je rejoins l’avis de l’EDITEUR (dont je ne connais pas l’identité non plus) : « prenons les arguments scientifiques pour ce qu’ils sont : des éléments neutres qui appellent à discussion ».
Merci de m’avoir lu. Dans l’attente d’une discussion prochaine…
Sincèrement.