Une majorité des patients présentant un DAM souffre d’une sensibilité des muscles masticateurs à la palpation et environ 40% rapportent une douleur à la mastication. Il est important de savoir si les désordres musculaires affectent exclusivement un muscle masticateur ou un groupe de ces muscles, ou si, au contraire, c’est tout le système musculaire qui est affecté ; comme par exemple dans le cas de la fibromyalgie qui n’entre pas dans le cadre des DAM et doit être référée à un rhumatologue.

Pour ce qui concerne les désordres musculaires en relation avec les DAM, compte tenu de la multiplicité des facteurs étiologiques de myalgie, il est souvent difficile de définir des catégories diagnostiques. C’est alors l’observation clinique qui permet de poser un diagnostic. On distingue 4 types de désordres musculaires locaux associés à une fonction excessive ou anormale : le myospasme (crampe, trismus), les douleurs myofasciales, la myosite, et la contracture myofibreuse.

Le myospasme ou contracture (crampe, trismus…) consiste en une contraction, soudaine et involontaire d’un muscle, même au repos. Le muscle est alors raccourci, douloureux et limite le mouvement. Un enregistrement EMG montre une contraction continue.

Le diagnostic de myospasme d’un muscle masticateur est posé quand tous les signes suivants sont présents :

–          douleur vive, au repos ou à la fonction

–          contraction involontaire, continuelle,

–          limitation importante des mouvements mandibulaires et souvent malocclusion

–          augmentation de l’activité EMG

Le myospasme n’est pas très fréquent dans les DAM. Dans certaines situations de désordres occlusaux, la contracture peut être provoquée en plaçant la mandibule dans la relation qui sous tend le DAM. Le cas le plus connu est la contracture déclenchée en demandant au patient de tenir une position d’appui sur des facettes d’usure excentrées.