La polyarthrite (maladie inflammatoire) peut toucher les ATMs. On réunit sous ce vocable un certain nombre de pathologies systémiques (auto-immunes) rhumatismales qui aboutissent à une modification des structures articulaires. Ces pathologies se caractérisent par des périodes de douleurs aigues ou sub-aigues, la possibilité de crépitations, une possible limitation des mouvements liée à la douleur ou aux destructions tissulaires, et l’image radiographique bilatérale de changements structurels des os. Le diagnostic et la prise en charge de ces affections sont favorisés par la mise en oeuvre de moyens sérologiques demandés par les rhumatologues.
Au niveau des ATMs le diagnostic de polyarthrite est posé si tous les signes suivants sont présents :
- douleur lors des fonctions mandibulaires
- sensibilité à la palpation de l’ATM
- limitation de l’amplitude des mouvements consécutive à la douleur
- images radiographiques mettant en évidence les changements structurels des ATM
D’autres signes peuvent accompagner :
- douleur même si la mandibule reste au repos
- atteinte d’autres articulations du corps
- tests sérologiques positifs
- crépitation articulaire lors de l’ouverture buccale.






2 commentaires
GTOUCOMPRI a dit:
mar 21, 2012
Je dirais plûtot « atteinte des ATM dans le cadre d’une polyarthrite » car les ATM sont des articulations parmi d’autres, et les atteintes des ATM dans le cadre d’une maladie rhumatismale est un épiphénomène.
Je signale pour avoir eu un cas de maladie de Still atteignant un enfant en pleine croissance, qu’il y une destruction des condyles par la maladie, d’où un problème majeur de croissance de la branche montante, avec profil dit d’oiseau, pour dit que l’enfant n’avait aucun relief mentonnier de profil.
Ce type d’anomalie, est en général traitée par greffe chondrocostale, (on prend une côte, on en fait pas une femme) mais on redonne la dimension verticale à la branche montante, et on retrouve, une mandibule normale.( le Chirurgien doit être particulièremebt compétent)
pour info, il faut mettre sur articulateur semi adaptable, pour la confection d’une gouttière intermaxillaire étant donné qu’en post-op il existe une énorme béance postérieure, qui est comblée dans un deuxième temps par l’extrusion progressive des dents.
Un traitement ODF préchirurgical est indispensable, comme dans tous les traitements orthodontico-chirurgicaux.
Ne pas extraire 14 et 24 comme il avait été prévu chez cette jeune patiente.
J’ai suivi la patiente pendant 3 ans, les résultats étaient stable, non douloureux, patiente très satistaite car métamorphosée, puis elle a disparu dans la nature, dommage. ( retour au Portugal)
Le pronostic est je pense fonction de celui de la maladie qui est évolutive, avec période de poussées comme dans toutes les maladies de ce type.
C’était juste pour dire que l’occlusion n’est pas que 2 dents qui se touchent mal.
Pull a dit:
mar 22, 2012
Si nous pensions que l’occlusion c’est « 2 dents qui se touchent mal » nous ne prendrions pas la peine d’intervenir sur ce blog. Et c’est précisément pour cette raison qu’il nous semble indispensable d’avertir les praticiens qu’il existe de nombreuses pathologies locaux-régionales ou générales qui doivent être connues pour pouvoir faire des diagnostics fiables. Mon travail (comment poser le diagnostic de…)est fait pour que les chirurgiens dentistes s’impliquent à fond sur la compréhension, le dépistage et le traitement des DAM en rapport avec l’occlusion. Ce qui suppose qu’ils sachent reconnaître ce qui n’est pas de leurs compétences (rhumatologie, psychiatrie, ORL, posturologie, orthopsie, douleur chronique, etc…). Mais mon effort vise aussi à informer tous les autres thérapeutes que bien des DAM sont liés à l’occlusion et que les patients qui en souffrent doivent être adressés aux chirurgiens dentistes pour traitement.
Pour revenir aux polyarthrites n’est-il pas utile pour les chirurgiens dentistes de savoir que certaines atteintes concernent les ATM? Précisément pour ne pas se lancer aveuglément vers les dents.