Monsieur Didier Mo. âgé de 51 ans, est adressé par sa dentiste qu’il a consultée pour un gonflement de la région temporo-mandibulaire droite et des douleurs depuis 5 jours. Son courrier précise: « il présente un trismus qui s’améliore depuis 2 jours grâce à la prise d’Ibuprofène et de Myolastan prescrits par un médecin. Le patient décrit un épisode d’un décalage de la mandibule pendant une journée qui s’est arrangé depuis ». Le patient est vu environ 2 semaines après le début des signes. Il décrit une douleur de l’ATM droite au réveil arrivée brutalement, sans cause envisageable, accompagnée d’ une limitation d’ouverture. Aucun trauma n’est relevé à l’interrogatoire. Pour lui les prescriptions du médecin n’ont rien apporté et il a abandonné le traitement au bout de quelques jours. Ce patient, qui dort sur le coté gauche, se dit peu sujet au stress et souffrir d’un problème vertébral ancien. Il présente le gonflement de la joue comme atténué mais il reste très visible, déformant la région de l’ATM droite, qui est par ailleurs plus rouge. La palpation du pôle externe de l’articulation est sensible. Le test de Krogh Poulsen indique un désordre articulaire à droite. Interrogé sur la présence de bruits articulaires, Monsieur Mo. dit qu’il n’y en a pas et qu’il n’y en a jamais eu. La diagramme de Farrar met en évidence une ouverture, rectiligne de 25 mm et des déplacements latéraux de 2 mm. La mandibule est décontractée et l’OIM correspond à l’ORC. Cette manipulation ne provoque aucune douleur.
L’historique du désordre et l’examen clinique nous font exclure un déplacement discal, ainsi qu’un problème de contracture musculaire. Les limitations de mouvements (importantes) semblent mécaniques et non liées au disque. Nous posons l’hypothèse diagnostique d’un désordre morphologique articulaire ou d’un crise d’arthrose primaire et orientons le patient vers une imagerie scanner. Nous découvrons effectivement une morphologie de l’ATM droite avec des volumes osseux très importants, enserrant le condyle dans une boîte osseuse.
S’agit-il d’une évolution arthrosique?
S’agit-il d’un excès de croissance osseuse comme on en trouve dans les angles mandibulaires ou les tori mandibulaires en réponse à des contraintes fortes?
Quelle conduite tenir, pour quelle prise en charge?





