Dans le cadre des DAM, l’imagerie des ATMs permet de confirmer des informations issues de la palpation ou de l’observation clinique. Elle permet aussi de matérialiser un certain nombre d’éléments objectifs : place du disque articulaire, état des surfaces articulaires, volumes osseux… Si l’IRM a montré sa valeur, les examens scannographiques restent moins exploités, d’autant que leurs indications semblent moins précises.
Il reste cependant que le recoupement des vues dans les trois plans de l’espace apporte une aide réelle à la compréhension de ces articulations. C’est d’ailleurs ce recoupement seul qui constitue l’apport du scanner. Nous illustrons ici un certain nombre d’éléments accessibles par l’examen scanner.
1- Morphologie pièces articulaires, normalité des densités osseuses: Fig1 à 10
2- Espaces articulaires: Fig 11 à 17
3- Densifications à l’emplacement du disque articulaire: Fig 18 à 22
4- Atteintes arthrosiques et ostéophytes: Fig 23 à 29
L’ensemble de ces éléments accessibles aussi bien dans le plan frontal que dans le plan sagittal et le plan axial, permettent de clarifier la compréhension de certaines difficultés articulaires, en particulier arthrosiques.
- Faites vous appel aux examens scanner pour les DAM articulaires?
- Quelles informations en tirez vous?






2 commentaires
Dr INO a dit:
fév 6, 2012
Personnellement, je ne prescris qu’exceptionnellement des scanners de l’ATM, essentiellement dans les cas d’arthrose car ils permettent effectivement de bien préciser la nature et l’étendue des lésions osseuses (parfois à la demande du patient qui souhaite avoir ce type d’examen).
Mais je pense que ce type d’examen doit rester exceptionnel pour plusieurs raisons :
1) l’examen clinique est généralement suffisant pour poser le diagnostic d’arthrose
2) une radio panoramique de bonne qualité, mettant bien en évidence les condyles, permet parfois de révéler l’existence de lésions dégénératives et/ou remodelage osseux (donc, en faire avant un scanner ?)
3) les résultats du scanner ne modifient pas , dans la grande majorité des cas, la stratégie
thérapeutique
4) l’examen est coûteux et surtout très irradiant pour le patient, pour un bénéfice thérapeutique qui n’est pas évident (respect des règles de radioprotection)
5) enfin, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de corrélation entre la symptomatologie et l’imagerie, en particulier pour l’arthrite/arthrose des ATM.
PULL a dit:
fév 6, 2012
Parfaitement d’accord avec vous; Cet examen doit être exceptionnel et d’une indication précise centrée autour de l’objectivation de dégâts liés à l’arthrose. Mais je suis aussi surpris de découvrir cette densification de l’image à des endroits où l’on s’attend à trouver la partie cartilagineuse du disque. Je rêve d’une étude sur cadavres après scanners pour envisager la pertinence d’une telle observation.